vendredi 28 juin 2019

Pourquoi le retour du blog ?

La question paysanne préoccupe de plus en plus les paysans  mais paradoxalement  les non-paysans eux mêmes se soucient du sort "des autres". La tendance à la mode qui est celle du retour à la terre, avec  l'idéalisation dangeureuse du paysan lui-même ont vu ses limites théoriques. Paysan, un facteur de développement ? ou au contraire un frein contre le progrès à cause d'une mentalité traditionnaliste ? Rien n'est aussi faux que le faux et sans humour inutile. Le retour du blog est de pouvoir évaluer tous les écrits, il y aura ainsi un lien avec les articles passés pour pouvoir trouver les réponses à des questions concrètes (logique de la production paysanne...) . Le nouveau mot-clé usité pour qualifier Madagascar a été celui de resilience. Grossièrement, pourquoi le paysan, la majorité de la population qui est rurale refuse de "crever" et ose rester encore en vie.?  La réponse villageoise a été une boutade " Nous avons oublié de mourir... nous travaillons notre terre, c est tout."

Commentaires . les statistiques du blog des paysans indiquent clairement sur la carte en vert que le message de Madagascar est lu.  Cet intérêt pour le sujet permet de faire des hypothèses
  1.  Madagascar fascine par sa pauvreté ou par ses potentialités aussi (paradoxe dira l'autre) 
  2. le défi du pouvoir est aussi posé sur le comment INCLURE et insérer la force de la masse paysanne dans le processus de développement
  3. Le réveil paysan est planétaire. Je me réfère aux paysans HORS LA LOI, (selon eux-mêmes)  les membres de la Confédération paysanne de France ou bien de la présence des VERTS au parlement Européen ... Si le paysan Malgache a voix au chapitre, le but du blog sera atteint.

mercredi 6 août 2014

INTRODUCTION du Foncier Phase 2 . 2014 .


Photo de SIF . " Kijanan ' omby any Ihorombe "  . Pâturage traditionnel à Ihorombe . Sud Malgache . Décembre 2013 .

INTRODUCTION

La politique du Foncier à Madagascar rebondi et semble chaotique soit au travers les colloques et les ateliers   , soit par l ' incertitude et le doute légitime  qui persistent dans le milieu de plus en plus agité de la population rurale " victime " . Les principales causes  de cette effervescence , peuvent être évoquées  :

1 ) La poursuite , plus ou moins discrète , par les responsables Malgaches , des " cession ou de vente ou de bail emphytéotique " des terres destinées pour les grands investissements miniers ou .pour l ' agrobusness .

2 ) L ' incohérence flagrante a été aussi constaté , sur le terrain réel , quant à l ' application réelle des codes miniers ou Foncier ou forestier . Les observateurs évoquent même un chevauchement des textes  et " un cafouillis institutionnel " qui déclenche des conflits de compétences entre les services déconcentrées de l ' État ( qui décide quoi ?  Qui autorise ? etc ..)


3 ) Les litiges connus  ( et inconnus ) opposant , par çi , par là , des petits  investisseurs privés étrangers aux populations résidentes qui , eux , assistent  , perplexes , fâchés mais impuissants , à cette invasion ( BE FIHAVY ) et intrusion étrangère qui se soldent toujours par  l ' expulsion  manu militari des résidents de leurs lieux traditionnels de vie . Et ce , au bénéfice des prétendants investisseurs .

4 ) Ect ...ect



Photo de S I F  : Le lac d ' alimentation en eau potable d ' Antananarivo . TSIAZOMPANIRY .

Ces épiphénomènes s ' expliquent  par le  phénomène de landgrabbing ou accaparement de terres ( FIBAHANANA TANY MADADASIKA HATAONY MPANANA  VAHINY ) .

L ' énumération des torts et l ' inventaire des préjudices de cette pratique , ouvertement ultra - libérale  , me semblent désormais fastidieuse , voire inefficace , et pour la simple raison que notre blog , depuis 2009 , avait déjà tout dévoilé ou presque ,  sur les réactions plus ou moins prévisibles des paysans et des simples citoyens face à la mutation brutale du monde rurale imposée par ce landgrapping ( Voir : Chapitres sur la violence rurale ) .

Il s'agit maintenant de voir et de comprendre assez rapidement où , la réforme  phase 2 entamée depuis 2005 , va encore nous mener . Ici et maintenant . Chaos ou harmonie sociale ?

La Direction générale des services Fonciers avait invité , hier , 5 août 2014 , tous les acteurs du Foncier pour " l ' élaboration de scénarios d ' évolution institutionnelle dans le cadre de la phase 2 de la mission : ÉVALUATION INSTITUTIONNELLE ET PROSPECTIVE DU FONCIER . MADAGASCAR . ( NDLR : L ' intitulé de l' atelier est vraiment longue )

Le Comité Libertés pour les paysans , considéré comme membre de la Société Civile y  était présent à travers ma personne . Ainsi que le représentant des éleveurs de zébus d ' IHOROMBE ou les femmes  "activistes " d ' une ONG qui défendent les spoliés de la terre .


Oui , le FONCIER  va encore rebondir comme je l ' ai dit plus haut .

Les détails de la rencontre citée ci dessus , y compris l ' ambiance des échanges instructives et contradictoires , seront les suites de notre introduction .


Photo de S I F . " L ' enfant d ' IHOROMBE . "

Merci

Bekoto