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mardi 18 janvier 2011

Foncier N ° 21 : Rappel .

Commentaires : Photo d'un paysan - migrant qui rentre pour manger dans sa case après un dur travail matinal dans sa rizière . Le site d'Ampamoizakova , Région de Bongolava , à Tsiroanimandidy est consacré par l' état aux migrants subventionnés et aidés par l'état lui même . Les migrants ont encore du mal à être autonome et survivent tant bien que mal dans un milieu hostile et enclavé ." Créons de nouveaux villages " diront les idéaliste . " Aidons les paysans" renchériront les humanitaires . " Exploitez rationnellement vos terres " conseillent encore des bailleurs -partenaires à la vue de nos espaces infinies et sous -exploitées selon ces bailleurs eux même..Mais moi je vous dirais simplement " Accompagnez nous sur notre piste charretière une fois..Si vous pouvez venir avec nous un jour " " Connais - tu mon beau village ? . Invitation publique .

Rappel Foncier
Une auto-évaluation Foncier du blog est nécessaire en raison de l'avenir même du Foncier à Madagascar (Fananan- tany ity ) .
Les chauds partisans du débat Foncier sont souvent ceux qui ne vivent même pas du travail de cette terre comme les paysans ( spéculateurs , agribusness , citadins , etc...) . Sans provocation inutile et stérile bien sûr .
D'où mes doutes personnelles et mes espoirs aussi car la réforme version n°2 de ce Foncier est en train de s'écrire maintenant avec un partenariat très élargi cette fois ci .
Pour rappel , la réforme de 2005 était précisément une approche au sommet , in situ , et qui impliquait des compétences plus ou moins détachées des réalités du terrain même .
La politique du Foncier ne doit plus être définie et dictée ni par une élite , ni par des politiques minoritaires , sauf si les politiques défendent clairement les intérêts et l'avenir de la majorité du peuple , qui est paysan d'abord ou nos 12 millions de personnes .
Et tout me semble bien se décider (ensemble ) maintenant , tout de suite . Sans considération politico-politicienne s'il vous plaît . Sans stress bien sûr !



LE FONCIER ( 1 ): JUIN 2009 .

INTRODUCTION


Les principales dates de l'Histoire du Foncier peuvent se résumer en 3 étapes :

1) Durant les royaumes Malgaches où la Terre appartient aux souverains (ahy ny tany sy ny lanitra : la Terre et le ciel appartiennent aux Royaumes)

2) 1895 : Annexion de la grande île. Le premier titre de propriété immobilier et Foncier établi fut celui du Palais du Premier ministre à Andafiavaratra.
in : Services de Domaines Anosy.Antananarivo .

3) 2005 : "La lettre de Politique Foncière à Madagascar approuvée par le Gouvernement a tracé les lignes générales de la Politique foncière à Madagascar " (1)
100 ans après, le Foncier fut enfin abordé avec toutes les passions possibles et les spéculations diverses . Les deux idées en conflit sont d'abord celle qui préconise l'Intégrité Nationale et territoriale (Madagascar aux Malgaches) contre celle qui vante les vertus de la Mondialisation de l'économie...Terre des ancêtres, valeur mystique et bien inaliénable et Terre des spéculations , produits de spéculation... Le sujet ouvre à fond les vannes d'une polémique passionnante et passionnée à cause même de sa complexité . Pourquoi , en effet , avoir attendu 100 ans pour commencer à faire la "révolution Agraire"ou la " révolution verte " ?
Les récentes actualités confirment le terrible malentendu sur le Foncier avec l'affaire Daewoo par exemple ou encore les terres accordées par bail emphytéotique à une Société Indienne, Varun, au Nord de l'île etc... terres de 170 000 hectares ou plus, une décision qui est d'ailleurs contestée par la population locale elle même dirigée par des ex-députés dont Monsieur Nazin, un Zanatany Indo-Malgache. (Merci Nazin de savoir dire NON ...)

Commentaires : Dessin populaire sur Pousse pousse ( anonyme ) : Iry ambony bonga kely iry ilay tànananay é ! ( ô là haut sur cette butte notre village ! )

APERÇU SUR LA POLITIQUE FONCIÈRE

Le gel de 100 ans de la réforme Foncière et le "savoir pourquoi et savoir comment" de ce statu quo est une question passionnante mais passionnelle. Mais.ce n 'est pas notre objet du jour car ceci relève d'une histoire commune avec la France en premier lieu .
le Programme national Foncier (PNF) a pour objectif de titre d'ici 2012, 75% des terrains privés , seuls 15% le sont actuellement (2)
" Les (anciens) textes eux même datent de l'ère coloniale : terrains déclarés encore indigènes ou périmètres de colonisation. La terre a plus qu'une valeur économique chez les Malgaches. Le Tanindrazana ou terres des ancêtres est un bien social ayant une valeur culturelle. Et la sécurisation Foncière massive est l'octroi aux occupants-propriétaires de titres et de certificats fonciers (3)
L 'accès des étrangers à la propriété foncière ? : la loi sortie en 2005 prévoit une garantie de 500 000 Usd pour les prétendants . Les investisseurs pourraient intégrer le régime qui régit les domaines spécifiques (parcs et réserves naturelles et les zones d'investissements agricoles ou ZIA) ..."

in : "l ' Hebo de Madagascar n ° 0172. 30 mai au 05 juin 2008 Interview du Coordonnateur national du PNF
.

Foncier valeur culturelle ?

"Izaho tsy mahataty mihintsy ny fofon'tany volan'oktobra iny ( je ne peux pas résister aux senteurs de la terre qu 'arrosent les pluies d 'Octobre)
C'est un phénomène de " Terraphagia " (manger de la terre) que les Malgaches ont l'habitude de constater ici chez nous. Les femmes enceintes surtout ne résistent pas à manger de la terre car c'est un appel du sang diront elles (manezana tany ilay Behovoka)... des ouvrages et des études ont signalé ce penchant des Malgaches... il n'y a pas que cela, il y a aussi la coutume pour les voyageurs ou immigrants Malgaches de transporter dans ses bagages de la Terre des ancêtres. Les paysans-Migrants sur place emportent avec eux de la Terre des tombeaux de leurs ancêtres carrément pour lutter contre la Fièvre et la nostalgie du Village (hiadiana aminy tazo sy ny alahelo io tany io). Les Africains en France aussi, m'avait dit un jour un ami Congolais, emportent avec eux, dans leurs bagages, de la Terre de leur Village ....

Conclusion : l ' Homme est le Centre de la Terre.

Bon vendredi

1) Loi n° 2005 - 019 du 17 Octobre 2005

2) Mes salutations au "Collectif pour la Défense des Terres Malgaches" à Paris (Salama Ralava) et à l 'ONG "Grain" www.grain.org STOP OGM infos

3) Certificat Foncier : Acte administratif attestant de l'existence de droits d 'occupation, d'utilisation, de mise en valeur, personnels et exclusifs, portant sur une parcelle de terre établi par suite d 'une procédure spécifique légalement définie. Le certificat reconnaît un droit de propriété opposable aux tiers jusqu'à preuve du contraire.
Les paysans à qui on avait donné ce certificat, pour la bonne majorité, ont pensé que ce papier est un Titre de propriété . Conflit Illettré/Lettré encore .

Prochain Chapitre : Le Comité pour les Libertés aux Paysans va aborder les conflits Fonciers d'hier, d'aujourd'hui et... de Demain ???


PS : Prière à toutes les personnes (anonymes ou pas) d'envoyer leur mot c
ulturel ou question artistique sur le Groupe MAHALEO vers notre site Mahaleo.com. Ne vous tromper pas de "métro" et d'aiguillage les Fan'S Club de Mahaleo. Ce blog traite de l'Histoire immédiate de notre Pays, vu par les paysans et les amis des Paysans qui mangent avec eux, qui dorment avec eux et qui vivent avec eux... OK ?


Commentaires : Un mirador . Le vol de récolte sur pied ( ala botry any an tsaha ) est très important dans certains coins de la brousse . Considérés comme " vol pour raison économique " , ces méfaits perturbent les paysans besogneux . Notre photo représente un mirador sur lequel un paysan surveille son champs en vue de dissuader les petits voleurs de maïs et de patates . Le paysan est doté d'un sifflet et parfois d'une fronde ou d'une lance pierre .

6 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonsoir,
J'ai joliment bien dit "L'homme est au centre de la terre".
Je rajouterai que la terre devrait être au cœur des préoccupations des hommes.
A plus tard. Valérie

Bekoto a dit…

Exact Valérie ..Le cœur ...de notre préoccupation , vu que nous n'irons jamais habiter sur la lune un jour .
Merci Bekoto

Anonyme a dit…

Bien que certains hommes en rêvent.....et que des dépenses sont faites pour savoir si l'homme pourrait vivre sur une autre planète que la Terre !
Ah! ces hommes et leur rêve !
Vaut mieux rester terre à terre !
Et c'est moi qui ai bien les pieds sur terre et la tête dans les étoiles (sourire) qui le dit.
Bon weekend à vous.
Valérie
Ps : Pourrai je devenir membre de votre blog ?
A bientôt.

Radison a dit…

Est ce qu'il s'agit du Foncier des paysans (essentiellement tanindrazana) ou Foncier de l'État (Tanimpanjakana)?
Le régime domanial a coupé court aux initiatives locales même avec le lourd arsenal juridique élaboré jusqu'ici( ce que j'ai lu a environ 560 pages). Sans pourtant baisser les bras le Fokonolona et plusieurs mouvements sentent le germe de changement en matière de gestion foncière.Le retour aux terres ancestrales est l'une des formes, que l'administration foncière ne veut pas accepter, très répandue pour reconquérir les terres colonisées et se remettre à l'extension des terres cultivées.
Faut-il suivre le mouvement ou devrait-on continuer à travailler avec un système défaillant qu'est la domanialité des terres?

Bekoto a dit…

Bonjour Radison
J'ai enfin lu votre commentaire .Merci .
Notre Comité pour les Libertés des Paysans s'était étoffé par ailleurs grâce à ce petit Blog . Antananarivo m'a conseillé de prendre Contact avec vous...Merci Radison . A bientôt donc;
Bekoto
PS : je ne suis que le secrétaire général du Comité .

Bekoto a dit…

A Valérie
Bonjour . Bienvenue donc dans notre petit cercle . C'est gratuit d'être membre de ce blog . ET , entre nous , il y a aussi dans le cercle des personnes sympa et intéressantes
inscrivez vous donc..
PS : sincèrement je ne sais pas comment on fait mais essayer de vous débrouiller avec votre ordinateur . C'est OK vous êtes avec nous
Bon Lundi
Bekoto

mercredi 24 novembre 2010

MIGRATION PAYSANNE N ° 6 : Etude de Cas


Avertissement
C'est la 6 ème page technique et analytique qui fait suite à la politique Nationale de la migration , politique vue et vécue par les paysans usagers eux même . Et le point de vue risque d'être parcellaire et incomplet . Merci de la compréhension .

Introduction

Deux régions de migration sont abordés ici comme exemple : Le Bongolava et le Vakinankaratra. . En théorie , La migration ( Fifindran-monina) est une des clés de développement car , les paysans sans terre pourront produire , et les gens de la ville auront une chance pour le faire aussi , sinon les intellectuels chômeurs ou courageux pourront refaire une autre vie en brousse . Un avenir radieux si c'est exposé ainsi .
Mais les réalités sont autres . Cette page est la suite d'une ancienne page sur la question . le chercheur Radison était déjà intervenu ici et son avis d'agronome chercheur est reproduit ci bas , dans " Migration n°5 ". Merci Radison .
Commentaires : Village de migrants installés ici depuis 50 ans . Commune Soanierana , région du Bongolava , Tsiroanimandidy . Cette charrette va aller dans un bas fond pour récolter du manioc. La commune , sous peuplée , a 1 120 âmes , avec une moyenne de 10 habitants au km2 .
Politique de Migration
Une des approche de développement consistait , par exemple , à"déplacer" la population en difficulté de la ville vers les vastes terres non- cultivées dans les zones consacrées ( ZAF ou zone d'aménagement Foncier ou bien les Ex- ZMA ( zone de migration Agricole ) .
Les faits sont là : la migration subventionnée par l'État et les organismes Internationales ou par des sociétés à vocation commerciale n 'ont pas encore donné des résultats escomptés . Les raisons évoquées durant les classiques évaluations sont nombreuses et compliquées aussi :
1 ) Les migrants originaires de la Ville et/ou enfants de non- paysans sont inaptes à travailler et à vivre en brousse . Dit -on .
2 ) Des facteurs exogènes ( ou extérieurs ) perturbent les projets : Insécurité causée par les Dahalo ou brigands , enclavement du site , inaccessibilité des paysans aux services minimum comme la santé , l'école pour les enfants...
3 ) Erreur de conception de départ : ce sont les experts plus ou moins déconnectés du terrain réel qui " imaginent " des solutions à la place des paysans ou sans l'avis des paysans eux même .
4 ) Enfin , le fameux dysfonctionnement des services compétents pour ne pas dire la mauvaise coordination État/Usagers et Public/privé ou , en clair , les crises cycliques ici ( kirizy mirerimberin-dava ity foana ) . Un des impacts de toutes ces crises répétitives c'est surtout l ' impossibilité d'avoir une vision d'avenir paysanne solide et stable , et une bonne " politique" de développement qui soit indépendant et libre de toute litige entre les gens du/hors pouvoir . Cette politique tient le Développement par la gorge ? .
Ce point de vue est brut , carré même . mais le débat est toujours ouvert pour un développement paysan . Ce Blog est fait pour recevoir les avis .


Commentaires : Villages de migrants d'Ampamohizankova . Région Tsiroanimandidy . Ce coin est réputé pour son or . Nous sommes en zone rouge ou hostile .


Brève étude de cas

Région du Vakinankaratra
Commune de Beakanga ( lieu où foisonnent les pintades ) . District de Mandoto ( lieu poussiéreux qui salit )
. Zone de migration qui était à la fois ( oui c'est de l'imparfait ) un des sites pour l'application de la Révolution Verte ( 2005 - 2010 ) ou l'agro- business pour le développement rural .

Récit
: " Le paysan , avec son chapeau de paille doré fabriqué en paille de blé ( varim-bazaha ) et son Lamba ou toge flambant neuf était ici en ville venu pour négocier quelque chose . Il frappa d'abord la porte d'une ONG collègue pour prendre des renseignement sur les poissons ( manao dobo trondro ) .Et puis juste après il avait voulu parlé avec des personnes qui connaissaient le Droit Foncier . Et de bouche à oreille , son histoire me fut parvenue : " J 'avais acheté des terres , raconta -t-il , il y avait 6 ans (2004) à un autre paysan qui avait mise en valeur ses même terrains depuis 18 ans . mais depuis un certain temps , les feux de brousse ravageaient ma récolte systématiquement . Les autorités communales me conseillent de ne pas réagir car elles soupçonnent que ce sont les bouviers nomades Bara qui incendient les tanety pour me dissuader de m'y implanter ..." . Derrière l'histoire de ce paysan anonyme peut se résumer toute la problématique tragique de la migration ( inconstance des projets , réaction de la population locale contre les nouveaux résidents , absence chronique de l'État...)

Commentaires Photo : La case de migrant pauvre est devant la maison d'un autre migrant riche . Le nanti a construit en béton et possède une charrette qui est accolée au mur là bas . La maison du pauvre , en toit de chaume gris , comporte un bric à brac accroché sur ces murs . ce sont des tôles galvanisées qui servent à récupérer l'eau des pluies et nous pouvons en voir un récupérateur au dessus de la porte d'entrée , un autre , en angle incliné , sur le mur .


Écriture et devise sur une charrette
Commentaires : écriture sur la charrette du migrant " Izay mangina volamena " ( Le silence est d'or ) . La peur , la loi du silence , ou l'ormeta règnent en ces lieux éloignés des lois et de Dieu ( tany tsy misy Andriamanitra ) .

Le fond du problème
:
Cette zone sus citée , le Vakinankaratra , est l'enjeu des intérêts contradictoires ( convoitises ? ) entre les prospecteurs miniers , les spéculations de l'agro-business et , enfin les petits paysans sans terres eux même . mais un autre acteur historique avait resurgi sur place : les clans des bouviers Nomades Bara , maîtres historiques de ces espaces . Les Bara désirent simplement leur Droit de pâturages et un accès à l'eau des fleuves ou sources pour abreuver leurs milliers de troupeaux de zébus . Les plantations les gênent .
La grande question :
Jusqu'ici , aucune politique n'avait pas encore été assez efficace pour harmoniser un environnement propice pour gérer simultanément l'action du migrant sédentaire et celle bouvier nomade . Les troupeaux des Bara , par exemple , mangent systématiquement les plantations du paysan . Le bouvier se retrouve en prison pour cause de " divagation d'animaux" . L'engrenage et l'escalade se déclenchent alors car les clans des nomades réagissent contre etc...Commentaires : Dessin populaire sur un manège abandonné " Le semis chez nous est fait par l'Homme et la femme " ( Manetsa daholo na ny lahy na ny vavy aty aminay ) . Curieux dessin en effet car rares sont les endroits où l'homme accomplit le travail de la femme .

Résumé

Le cas du paysan - migrant reflète le dilemme sur la manque d'une réelle politique agricole à entreprendre à Madagascar:
1 ) Nos paysans sont -ils capables de se subvenir eux même , sont-ils utiles ? ( sans provocation car cette idée émane systématiquement de certains cercles de décideurs depuis 1960 )
2 ) Le projet de révolution verte initié là bas fut en suspension ou abandon car les bailleurs avaient plié bagages . le contrat MCA , pourvoyeur de fonds , avait expiré en 2009 . Et la tentation de "squatter" ces plantations en friche ou de les brûler aussi sont des risques réels .
Mais est - ce opportun et intelligent de livrer ces terres aux investisseurs étrangers désireux avant tout d'exporter leurs récoltes ? Argument négativiste et classique : " le paysan ne fait rien etc..."
3 ) Et les prospections sauvages ou non de mines qui continuent dans le coin depuis l'annonce de la mise en place d'un comptoir de l'or en 2006 de ce côté de Beakanga et Anjoma - Ramartina?
4 ) etc...

MIGRATION PAYSANNE N ° 5 ( Reprise )

La Letttre de Radison , agronome et chercheur . Etats Unis . ( suite )

Les Recherches de Monsieur Radison m'ont orientées vers Madame Elinor OSTROM , politologue Américaine , première femme à recevoir le prix Nobel d'économie en 2009 .

Les travaux et les analyses de la bonne gouvernance et , en particulier des biens communs (commons) d 'Elinor OSTROM méritent en effet un important détours sur la question petite paysannerie évidemment et petites exploitations agricoles .
Je vous avoue Monsieur Radison , que je n'avais pas du tout fait un rapport entre le paysan Malgache et le petit agriculteur de Minneapolis en Amérique. Excellent d'avoir"Mondialiser" la question paysanne . Merci .


Commentaires
: Tableau sur pousse pousse . " un romantique pensa , à la vue de ce dessin , que c'est une balade d'amoureux en brousse . Un poète solitaire imagina lui une magnifique définition de l'amour car " un grand amour est parfois un désert à deux comme ces cyclistes perdus en brousse...Mais un ami paysan , soupçonneux , interpréta ce dessin comme des riches et oisifs Vazaha qui prospectent à Madagascar des terrain à acheter ! "

" Tragédie " des Biens communs

Madame Elinor OSTROM écrivait , entre autres :
" Par exemple, des villageois qui se partagent un champ de pâture sont incités à le surexploiter : chacun a intérêt à y faire paître le plus grand nombre possible de ses vaches, puisque le champ ne lui appartient pas, et que le coût lié à son usure est partagé avec tous les autres éleveurs.
Pour la plupart des économistes, la solution à cette « tragédie »(1)passe soit par la création de droits individuels de propriété, qui font que le coût est payé par celui qui tire profit du bien, soit par la gestion des biens communs par la puissance publique.
Cette tragédie des communs se pose, en particulier, dans la gestion des ressources environnementales, qui n'ont souvent pas de propriété individuelle établie..."

1) Mot utilisé par La Prix Nobel

Pour plus d'informations voir SVP : http://fr.wikip edia.org/wiki/Elinor_Ostrom

le site de migration de Morarano
(photo extraite du film MAHALEO)
Question paysanne et Crise
Et la vie en brousse continue , malgré tout et ce "tout" s'applique au litige politique persistant , aux polémiques autours , au débat passionnel ou passionné dans les médias etc ...
La population active en brousse est estimée à plus de 3 000 000 de personnes en terme de main d'œuvre actif ou de paysans prêts à travailler si on veut .
La majorité des petits paysans exploitent des espaces comme ce paysage ci-dessus. (Voir : les Migrants n° 4 sur l'historique du conflit foncier dans ces lieux) .
Face à la crise au sommet qui sévit toujours à Madagascar , et au vu de la difficulté des paysans à comprendre si oui ou non , il y a toujours un responsable étatique en ville ou de savoir à qui il faut s'adresser en cas de services urgentes ( demande des renseignement sur les subventions aux communes ) , la perplexité saisit l'esprit de modestes personnes en brousse .
Un partenaire paysan m'avait une fois demandé :
"Avec la crise du pouvoir actuel en Ville ( fanjakana miady an'trano io ) , est ce que je peux encore travailler la Terre même sans Ministère de l'agriculture ? "
Je lui répondis : " Oui . Travaille vos terres . Ils vont toujours s'arranger entre eux en ville, mais toi par contre, tu n'auras pas de récolte si tu ne fais rien " .
Journée Mondiale des femmes Rurales
En attendant ainsi les suites des travaux de notre chercheur Radison , l'évènement titré sus -citée avait été célébré à Marovoay ( là où pullulent les caïmans ) .Un des greniers à riz de Madagascar avec ses quelques 20 000 Ha de rizières irriguées.
Le vendredi dernier , 23/10/09 . Il y eu une mise sur le marché des semences favorables au climat chaud et sec de Boeny ( la variété TAHIA ...) L'île possède , entres autres , plus d'une centaine de variétés locales ou exotiques diront les Américains . Il y eu aussi question de la variété Ali-Combo , qui fut ( ?) une des premières qualité de riz pour l'exportation dans le monde. .
Ali-Combo était un chercheur Agronome arabo-Malgache qui avait mise au point l'espèce variétal du riz à long grain Ali -Combo , son éponyme .
La fête du village fut encore au rendez vous à Marovoay .Et bonne fête à toutes nos femmes rurales à Madagascar et dans le monde .
Marovoay est aussi par ailleurs , une des région qui attire tous les Migrants de Madagascar à la recherche de bonnes Terres .
Bon vendredi
bekoto

PS : Suite du chapitre / Les Migrants et paysans soldats d'Anosiarivo-Manapa N°4 ( Fin )

Commentaires : Dans le village de Soanierana , dans le Bongolava , un veau ce matin là était né . Il est là le petit veau au pelage noir et encore maladroit sur ses pattes graciles , tremblotantes . En prenant cette photo , les paysans , apeurés et inquiets , me prévinrent de rester sur mes garde car la vache est farouche ( tandremo fa masiaka be ny renin'omby an ! ) .