Commentaires . Les armoiries de la Commune d ' Ambositra . En devise " Asa tànana sady lalao no harena " ( L' artisanat ou les travaux manuels sont à la fois un jeu plaisant et une richesse ) .
Commentaires : Le semis à Ambositra . Photo en décalée car la saison du riz est bel et bien terminée . Nous apercevons dans la photo une bonne dizaine de femmes avec leurs enfants . Dans le système de mesure , les paysans utilisent la notion de Journée / Femme . Un Hectare ou 100 ares de rizière a semé équivaut à la mesure dit " Ketsa folo vavy " ( Dix repiqueuses font le travail en dix jours ) . 10 ares représentent ainsi la capacité d' une femme en un jour ou Ketsa iray vavy .
Introduction
L' Hiver tropical est à la porte ( Ririnina aty ) . La population rurale a achevé les grands travaux de champs . Elle va s'adonner à d'autres activités non - agricoles comme l’artisanat , les jardinages ou divers petits métiers en ville ( tireur de pousse...) . La saison des festivités vont aussi commencer sur les Hautes Terres ( exhumation et fêtes des morts , circoncision ) . C'est encore l'occasion pour rempailler la toiture de la case ( manafo bozaka ny tafo ) que les
Commentaires : Détail d'une sculpture en relief sur bois de palissandre . Titre : Le joueur de Kabaosy ( instrument à traditionnel à cordes ) .
Commentaires : La mère allaite son enfant tout en assistant au " Tolon ' Omby " ce jeu avec les taureaux qui consiste à s'agripper sur les bêtes énervées . Jeu ludique et violent . Ce qui m'étonne toujours dans le Tolon 'omby , c'est cette explosion de joie populaire , ces cris débridés et ce plaisir féroce de voir un jeu brutal sous la sonorité stridente et en " picolo " des instruments de musique de " Kabaosy ". Sauf que les bêtes sont surtout exhibées pour leur pelage , pour leur force et que les coups contre elles ne sont pas permis , à l'instar du terrible corrida hispanique dont certains essaient d 'en faire maladroitement une fausse comparaison. Les paysans , eux , respectent leurs bêtes .
Commentaires : le sculpteur avait déjà terminé les esquisses de ses personnages et il m'expliqua que " Les formes et les corps ne sont pas difficiles à créer . Ce sont les visages et les expressions qui sont délicats et compliqués . Je laisse ainsi mes sujets sans visage et sans yeux . Et j'attends l'inspiration pour ciseler leurs figures ..."
Merci et bonne semaine
Bekoto
je suis au bureau c'est le printemps ici, il fait beau, c'est très joli mais ton récit sur ambositra réveille ma nostalgie, en ce moment meme ou j'écris, je suis présent physiquement mais ma tête est ailleurs, pensant à ce bel endroit que je connais très bien, la douceur de vivre, doux comme leur miel, l'hospitalité de ces gens, avec ce beau soleil d'hiver des hauts-plateaux, l'impressionnant travail de ces sculpteurs si doués dès leur jeune âge et puis de ces "mofo baolina sy ronono" du marché et les parties de basket " eo antampon'ni Vinany".Pour moi c'est encore une région qui a tout pour se développer. Merci encore Bekoto . Fidy
RépondreSupprimerSalama Fidy
RépondreSupprimerOui , le développement suit toujours son petit bonhomme de chemin . sans éclat ( médiatique ) , ni fanfare ( trop politique ). le paradoxe , c'est de voir et de découvrir des Malgaches heureux et content de vivre chez soi...en Brousse . Paradoxe ? oui car " ON " essaie encore de nous dire que la fin du Monde est proche ...Sans blague !
bekoto
Bonjour,
RépondreSupprimerton pays, ton île et ses habitants n'en finissent pas de remplir mon coeur d'émotions, de douceur... A des milliers de km de ton peuple si doux malgré leur extrêmes difficultés à survivre, je découvre avec passion la culture et l'identité malgache, notamment au travers de ton fabuleux site!
Ton blog gomme cette longue distance et tisse un lien invisible mais bien réel entre moi occidental, et le paysan malgache dont tu parles si bien.
Merci pour ton immense travail pour sortir le peuple malgache de l'anonymat, et leur rendre toute leur dignité!
Amicalement...
Salama
RépondreSupprimermerci pour ce dernier commentaire d 'un gentil inconnu et étranger ( Vazaha ou occidentalisé ' . Ce lien invisible dont tu parles en dedans peut être...Le cœur , le battement de cœur même de notre Monde en turbulences ? Sinon , en plein hiver austral à Madagascar , ton mot apporte ce rien de chaleur fraternel ....Merci encore ..
Bekoto